vendredi 10 août 2012

Paroles de Naïs

4 Août

"Naïs, tu as rejeté Capucine (voir post ci-dessous) lorsqu'elle est arrivée dans notre jardin et maintenant qu'elle est à la maison, tu ne rentres plus. Veux-tu me dire ce que tu vis ?"

"Je suis inquiète de ma place et de mon avenir. 
J’ai besoin de comprendre ce que vous comptez faire avec ce chaton.
 Vous m’avez expliqué qu’elle était perdue, malade et affamée.
Mais vous lui consacrez tant de temps et d’énergie! Elle est tellement présente dans vos pensées. Je crois ce que je ressens plutôt que vos paroles. Pourquoi lui consacrer autant d’énergie si vous dites ne pas envisager la garder?

Tu me dis « C’est normal de lui consacrer du temps et de l’énergie parce que c’est un bébé, qu’elle est malade, qu’elle est triste. » Mais ce ne sont là que des excuses. Si, comme tu dis, c’est moi qui compte pour vous, alors pourquoi ne pas me consacrer cette énergie à moi ?

Personnellement, j’ai juste besoin de savoir qui  je suis pour toi. 
Je sais que tu m’aimes et que je suis unique pour toi, alors je te donne un peu de temps pour l’aider et lui trouver un foyer. 
Peux-tu quantifier « un peu de temps » ? 
Oui , dix à quinze jours. L’important est que je retrouve ma situation habituelle. "

Nous n'avons pas eu besoin de négocier ce délai avec Naïs car Capucine, adorable qu'elle est, a très vite trouvé un foyer protecteur qui va lui permettre de grandir dans la tendresse. 

mercredi 8 août 2012

Paroles de Capucine

Arrivée épique à la maison d’une chatonne de 2 mois.

Capucine est arrivée le 2 août dans notre jardin. Affamée et épuisée, elle a été assez maligne pour rentrer par la trappe de Naïs, y dormir et manger les croquettes déposées là pour la nuit. Ressortie dans le jardin, elle pleurait après Naïs qui la rejetait et s’en tenait éloignée. 

Grande comme 3 pommes, au sens littéral du terme, elle a tenté sa chance auprès du chat mâle voisin en se faufilant à travers le grillage. Si ce premier objectif fut un échec cuisant, elle réussit à défier le pitbull voisin alerté par ses miaulements plaintifs. Jusqu’à présent, je ne peux rien apprendre d’elle sinon qu’elle ait passé trois jours désespérants dans un cabanon. Poussée par la peur et la faim, elle est arrivée jusqu’à chez nous. 

Au 5ème jour de son sauvetage rocambolesque, elle a fait d’énormes progrès. De nuit en nuit, elle s’est progressivement éloignée de mon cou jusqu’à dormir dans son coin. Le vermifuge faisant effet, son alimentation lui sert à se remplumer, à jouer et à désirer ardemment gambader.
Mais ses yeux tristes et sa crainte de la solitude sont toujours bien présents. Quatre jours d’élixirs floraux n’ont qu’à peine atténué cette tristesse qui se dévoile dès qu’elle se retrouve seule. 

Câline et attachante comme un cœur, elle ne découvre pas les humains. A deux mois, à peine sevrée elle a du être jetée hors d’un quelque part qu’elle ne sait pas situer et dont elle ne veut pas se souvenir.
Elle sait désormais qu’elle va intégrer un chez elle aimant en maison avec jardin et campagne. Je laisserai une page de temps à autre à l’expression de Capucine. Car dans quelques semaines je serai moins fatiguée et elle plus prompte à parler.  A bientôt Capucine.