mercredi 15 février 2017

Prévenir vos animaux améliore leur confort



Quand vous décidez quelque chose pour votre foyer, vous prévenez toutes les personnes concernées, n’est-ce pas ?
Eh bien, il faut agir de même envers les animaux adoptés ou gérés (fermes, zoos, cabinet vétérinaire etc.).
Pourquoi ? Parce que face à la surprise, les animaux fuient pour se protéger ! Réflexe de survie émanant du cerveau reptilien. Logique.
A l’inverse, lorsqu’il est prévenu, l’animal ne générera plus d’inquiétude, se laissera faire et adaptera sa conduite en fonction du programme. Un animal prévenu en vaut deux !

Si vous prévenez votre animal que vous l’emmenez en vacances tel jour et à telle heure, il fera ses besoins avant et se tiendra prêt pour le départ (sauf s’il refuse de vous accompagner bien sûr). Si vous le prévenez de sa visite chez le vétérinaire en lui faisant comprendre qu’il est important de vérifier que tout aille bien pour lui, l’animal se comportera sagement.

Exemple récent :
Naïs a dû subir un détartrage nécessitant une anesthésie. Qui dit anesthésie, dit jeûne depuis la veille au soir 20H et pas de sortie la nuit afin d’éviter le grignotage de souris et la boisson à volonté. Nous l’avons prévenue 5 jours avant, en expliquant tout. Le jour J, elle mangea avant 20H, contrairement à son habitude de 22h. Enfin, alors que c’est une chatte d’extérieur qui pleure si on lui ferme la chatière, elle fut sage toute la nuit jusqu’au départ chez le vétérinaire.

Le matin de l’opération, elle s’avouait « soucieuse de ce qui allait se passer ».
Au retour, elle s’est plainte d’avoir « attendu longtemps avant l’opération ». Confirmation du vétérinaire : il s’est écoulé 2h45 entre le moment où je l’ai laissée et la prise en charge ! Elle vécut mal ce moment car « d’autres animaux pleuraient. Ça m’a inquiété. En plus j’ai été mise en cage. Ce n’était pas prévu et donc pas sympa. » Evidemment, elle m’a demandé à ne plus être opérée.
Je l’ai donc prévenue : à partir d’aujourd’hui, il faudra Mâcher !

Mon avis : Prévenez plutôt deux fois qu’une et pour tous les sujets qui concernent directement ou indirectement votre animal.

mercredi 1 février 2017

Dernières volontés



Les dernières volontés de Loulou, récemment écouté, vont illustrer mes deux articles de janvier sur la mort.
Loulou est un chat d’une petite quinzaine d’années. Le vétérinaire a diagnostiqué un cancer du système lymphatique. Sa fin approchant, ses adoptants ont souhaité connaître ses dernières volontés.

« Finir mes vieux jours sur mon coussin fera l’affaire. »
Comme nombre de ses congénères, Loulou préfère « finir ma vie ici sur mes coussins même si je me laisserai faire si H. opte pour l’euthanasie ». Ce n’est pas toujours facile pour l’adoptant de voir son doux compagnon souffrir et dépérir de jour en jour. Mais hormis en cas d’atroces souffrances, la plupart des animaux préfèrent leur bons vieux coussins plutôt que la piqûre salvatrice. On peut s’interroger sur leurs motivations à attendre la mort avec ses désagréments à la clé.  
Loulou dit « Cela me permet de quitter tranquillement mes petites habitudes. »

Il y a quelques années un autre chat me confiait qu’il « fallait du temps pour apprivoiser la mort. Plusieurs jours sont nécessaires pour ensuite remonter rapidement vers l’égrégore des chats. »
On peut en déduire que raccourcir ce temps terrestre n’est pas toujours salutaire pour la qualité du départ cosmique.

 « Je lui souhaite d’être plus ancré et d’être plus présent à ce qu’il fait. Il en tirera une grande satisfaction. »
Ce sont les souhaits de Loulou destinés à son compagnon humain. Lorsqu’ils sentent leur fin proche, les animaux de compagnie se confient plus volontiers sur leur adoptant et ce qu’ils leur souhaitent. Tous les chats que j’ai entendus à la veille de leur disparition donnent un conseil à leur adoptant. Ce conseil concerne l’évolution de la personne pour qu’elle se sente mieux avec elle-même et avec les autres.

Par exemple, l’une m’avait dit « Je veux que H se sauve elle-même, plutôt que de tenter de sauver les autres » ; un autre souhaitait que son adoptant « renforce sa confiance en lui. »
Vous retrouverez dans mon livre bien d’autres exemples. Une chose est sûre : le bien-être de leur compagnon fait partie de leurs dernières volontés.

Le départ du chat
Un chat ne part jamais seul. Il est appelé par ses pairs. S’il répond positivement, alors la mort surviendra. S’il répond négativement, alors il restera sur terre encore le temps voulu.

« On commence à m’appeler (depuis là-haut). Je me laisse faire. Un jour ils (le groupe d’âmes des chats) vont venir m’emporter. » nous dit Loulou. Et il n’est pas le premier à parler des âmes qui l’attendent dans l’énergie cosmique. En nous quittant, ils ne partent pas seuls et ils retrouvent leur groupe d’âmes. C’est finalement rassurant pour nous qui demeurons avec notre tristesse.


Ces trois post sur la mort vous ont-ils aidés à mieux vivre et comprendre cette période difficile ? Avez-vous des questions auxquelles vous souhaiteriez avoir une réponse ? Je m’efforcerai de vous transmettre en réponse les informations que je reçois.

mercredi 18 janvier 2017

Vivre le décès de son compagnon animal



« Le décès d’un compagnon animal est un deuil difficile à faire » me disent les adoptants. Alors comment panser sa tristesse pour repartir à zéro avec un autre compagnon ?

Qu’il soit chat, chien, hamster, cheval ou autres compagnons, perdre celui en qui on a déposé toute notre confiance et la part la plus sensible de notre cœur génère une blessure profonde. 
La tristesse ressentie est proportionnelle à l’intensité des relations entretenues. La perte d’un animal de compagnie, c’est aussi la perte d’un très bon ami. Bizarrement, s’il est accepté d’être triste pour un humain, la société comprend mal la tristesse pour un animal. Une amie m’expliquait lors du décès de son chat : « il m’a été impossible de dire que je pleurais sa perte. J’ai dû évoquer un « ami » proche pour expliquer mes mines défaites et tristes. »
Et pourtant lorsque prend fin une tranche vie faite d’intimités, son deuil est essentiel. Alors voici quelques actes cérémoniels qui aident à faire son deuil et à entrer en relation une dernière fois avec l’animal.

Le deuil acté
1/ Parlez-lui ! Remerciez-le de sa présence, de sa joie, de son dynamisme, de son tempérament et de tout ce qu'il a apporté durant ces années. Sa présence vous a enrichi le cœur, sachez préserver ce cadeau pour le partager ensuite auprès d’autres.
Encouragez-le à monter rejoindre ses camarades, et détachez-vous de lui pour lui en faciliter la tâche.
2/ Si une cérémonie vous aide à concrétiser vos paroles, ne vous en privez pas. Soyez certains qu’il vous entendra.
3/ Les pleurs sont salvateurs. Pourquoi bloquer les larmes de tristesse si elles perlent à vos yeux ? Elles soulagent les cœurs.
 
Faire le tri dans nos ressentis.
Touchés par la douceur et la fidélité de l’animal, les hommes se reprochent parfois de ne pas avoir pu rendre la pareille : pas assez de présence, pas assez de jeux, pas assez d’approbation à ses demandes, pas assez d’amour tel que celui qu’il nous a donné…La culpabilité pointe son nez.

Cette culpabilité empêche le deuil. Tout d’abord, elle maintient un lien devenu inutile entre l’animal et l’homme. Ensuite, transférer ses souffrances sur l’animal ne résout pas les souffrances.

Lorsqu’on se reproche des choses, il suffit de s’adresser à l’animal pour lui dire ce que nous regrettons et de lui présenter nos excuses. Une fois suffit. En une fois, il aura entendu. Il n'a besoin d'aucun intermédiaire, d’aucun médium pour entendre. Il nous accordera son pardon. En quittant sa peau terrestre, l’animal ne reproche plus rien à personne.  
 Si l’on se reproche des attitudes inadaptées, il est bon de les garder en mémoire afin de ne pas reproduire le même schéma avec le futur compagnon. Car le deuil et cette prise de conscience permet d’adopter un nouveau compagnon, que l’on l’aimera pour lui-même et non « en remplacement » du précédent.

Et peut-être même, avons-nous un comportement similaire avec notre entourage humain ? Le départ de l’animal est l’occasion de tirer des leçons sur notre propre comportement quotidien et de faire le tri entre les attitudes qui nous conviennent et celles qui ne nous conviennent plus. Les animaux nous apprennent la tolérance, la patience, la bienveillance et le pardon. Que retenons-nous de leur passage dans notre vie ?


Enfin, lorsque l’animal sera bien dans son nouveau chez lui, il reviendra rendre visite à sa manière à ceux qui l’ont accompagné sur terre. Il peut venir la nuit, en rêve, ou le jour, en plein conscience (Lire le témoignage de Catherine http://communicationanimale-es.blogspot.fr/2014/05/accepter-le-depart-de-son-animal.html). Il vient simplement gratifier son compagnon d’un dernier adieu, comme pour signaler que tout va bien pour lui maintenant. Mon mari et moi avons rêvé à la même heure de notre chat, décédé seul trois semaines plus tôt.

Alors remercions-le des bonheurs vécus en sa présence et encourageons-nous à retransmettre les joies et les soutiens qu’il nous a procurés. Alors, son deuil commencera à devenir plus léger, même si les larmes continuent de couler.